Un haut responsable de la casheroute au Grand Rabbinat jugé pour corruption

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Un haut responsable de la casheroute au Grand Rabbinat jugé pour corruption

Le rabbin Yitzchak Arazi aurait accepté de l’argent liquide, de l’alcool et des cadeaux en échange d’une certification rapide des produits cashers

Des procureurs d’Etat doivent engager des poursuites criminelles contre l’ancien chef du département des importations du Grand-Rabbinat parce qu’il aurait accepté des centaines de milliers de shekels en pots-de-vin.

Le rabbin Yitzchak Arazi, qui dirige le service responsable pour la certification de la casheroute pour tous les produits alimentaires étrangers (excepté la viande) depuis 1997, aurait passé des années à accorder des traitements préférentiels en échange de grandes sommes de liquide, d’alcool et de cadeaux.

Son bureau définissait les directives et approuvait l’importation de nourriture du monde entier, lui donnant un poids important sur les fournisseurs. Environ 10 % des importateurs devraient aussi être poursuivis.

Azari est probablement l’officiel anonyme du département de l’inspection de casheroute du Grand-Rabbinat dont les médias israéliens ont dit qu’il avait été arrêté l’année dernière sur la suspicion qu’il aurait accepté des pots-de-vin.

A l’époque, la police avait dit qu’il n’y avait pas de suspicions que des produits non-casher avaient été vendus en Israël sous l’étiquette casher, mais seulement que le processus d’approbation pour les produits importés par des entreprises et de individus qui offraient des pots-de-vin était plus rapide.

Des enquêteurs ont mené des perquisitions dans les maisons et les bureaux des suspects, et auraient trouvé de centaines de milliers de shekels en espèces. L’enquête a été conduite conjointement par l’unité Lahav 433 de lutte anti-corruption de la police, des officiels du fisc et de la division des délits économiques du Procureur d’Etat.

Après les arrestations, le site d’information israélien Walla a cité un officiel du rabbinat qui a fustigé les suspects pour ces accusations, déclarant que les crimes supposés avaient ralenti le processus d’approbation pour tous les produits importés. « Chaque citoyen [d’Israël] a payé de sa poche pour ces pots-de-vin. Cela a retardé [l’approbation casher pour] tous les autres produits », a déclaré l’officiel qui a été cité.

Un rapport de 2017 du contrôleur de l’Etat avait critiqué ce qu’il décrivait comme un processus de contrôle casher corrompu, notant que certains contrôleurs étaient payés pour certaines heures où ils ne travaillaient pas. Un contrôleur aurait été payé pour avoir travaillé 27 heures par jour. Il y a aussi des éléments faisant état d’un népotisme.

On paye toujours sa note APRÈS avoir bien bu

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